
Alignements du Menec
Rte de Pen er Lann Carnac Morbihan
Alignements du Ménec
Les alignements de Carnac sont connus à travers le monde pour leur mystère intriguant. Malgré leur renommée, il n'existe en réalité aucune théorie ou thèse officielle qui explique la raison d'être de ces monuments. Une légende raconte que des hommes auraient été transformés en pierres, et ici, il est dit que ce seraient des soldats. Cependant, si l'on se rend dans le nord de l'Écosse, à Callanish, on dit que ce sont des druides qui se seraient métamorphosés en pierres pour traverser les siècles.
Les pierres elles-mêmes ne fournissent pas de réponses claires, et pour comprendre leur message à travers les millénaires, il faut faire preuve de réflexion et d'interprétation. Malgré l'absence de certitudes, la contemplation de ces monuments et la réflexion sur leur signification offrent une expérience profonde et énigmatique. Chaque visiteur est invité à faire ses propres hypothèses et à s'immerger dans le mystère des alignements de Carnac, un héritage fascinant du passé.
Il est intéressant de mentionner qu'il existait autrefois, sur Terre, des êtres dotés d'une connaissance aujourd'hui disparue. La preuve en est que nous ne construisons plus d'alignements de ce type, car nous avons perdu cette pratique et cette connaissance. Nous ignorons même l'existence de cette intelligence ancienne, mais des traces subsistent. Ce que nous observons ce sont des pierres, dépourvues de mémoire, d'histoire ou de légendes. Il y a une rupture totale entre nous et ceux qui les ont érigées.
De nombreuses personnes pensent que ces alignements ont été créés par des druides en raison de représentations comme Astérix, mais ils ont en réalité été érigés bien avant l'époque des druides. Les Celtes sont datés d'environ 1000 avant J.-C., alors que le début de la construction de ces imposantes structures mégalithiques dans le Morbihan remonte à environ 6000 avant J.-C., soit 5000 ans avant l'arrivée des Celtes. En 5000 ans, il peut se passer bien des choses... Nous ne pouvons prédire l'état de notre propre civilisation dans 5000 ans, voire même dans 100 ans... L'incertitude demeure.
Un peu d'histoire : Les travaux du Professeur Thom.
Le Professeur Thom, était avant tout un professeur d'ingénierie à l'Université d'Oxford, en Angleterre, et non un archéologue. Son intérêt pour les monuments mégalithiques remonte à sa jeunesse, en Écosse, où il avait déjà développé une fascination pour ces structures. Il se posait des questions sur la possibilité que ces monuments aient été construits selon des plans et des mesures précises, plutôt qu'au hasard.
Le Professeur Thom a entrepris des relevés détaillés de 600 enceintes mégalithiques, utilisant un théodolite avec une précision d'ingénieur. Pendant une période de 40 ans, il a effectué des mesures précises en utilisant des mètres en métal et en prenant en compte des facteurs tels que la température pour ajuster les mesures au dixième de millimètre. Ses recherches ont abouti à plusieurs conclusions importantes. Il a constaté que les monuments mégalithiques présentaient des alignements astronomiques d'une grande précision et qu'une géométrie sous-jacente était présente dans ces constructions bien avant les découvertes de Pythagore. De plus, il a déterminé l'existence d'une mesure, appelée le "yard mégalithique", où 1 yard mégalithique équivaut à 0,829 mètres. Cette mesure a été statistiquement déterminée grâce à une méthode proposée par la British Statistical Society, qui a conclu après une journée de délibérations que le yard mégalithique du Professeur Thom ne pouvait pas être attribué au hasard et qu'il avait statistiquement prouvé son existence.
Cependant, malgré ces résultats, l'existence du yard mégalithique a été largement contestée et n'est pas largement acceptée. Certains considèrent cette mesure comme gênante, car elle remet en question l'idée selon laquelle les bâtisseurs de ces monuments étaient des individus primitifs sans connaissances précises. Le Professeur Thom a mené des recherches non seulement en Bretagne, mais aussi en Irlande, en Écosse et au Pays de Galles, et il a identifié cette mesure dans tous ces endroits.
Il est important de noter que bien que le travail du Professeur Thom soit reconnu pour son approche méthodique, il a également été critiqué pour certaines raisons. Premièrement, il a commencé à étudier les sites de Carnac assez tard dans sa vie, à l'âge de 76 ans, et il n'a passé que des périodes limitées à les étudier, par séquences de trois semaines. De plus, il n'était pas informé des restaurations qui avaient été effectuées sur les monuments, et certaines pierres qu'il a mesurées ont depuis été déplacées ou ajoutées. Il n'avait pas non plus connaissance de pierres disparues dont les emplacements sont connus aujourd'hui. Ces lacunes dans son travail ont conduit à certaines conclusions erronées, selon certains critiques.
Cependant, une découverte fortuite de photographies et de plans réalisés par un archéologue du XIXe siècle, dont les documents ont été retrouvés a permis de mieux comprendre l'apparence des alignements avant les interventions ultérieures. Ces documents, d'une précision méticuleuse, ont offert une vision plus précise de l'état original des monuments. Il est mentionné que Zacharie Le Rouzic, qui est également associé à l'étude des alignements, avait peut-être embelli certains sites en y ajoutant des pierres. Des photographies comparatives montrent des endroits où aucune pierre n'était présente en 1888, mais où l'on trouve aujourd'hui cinq rangées de menhirs. Cela remet en question certaines perceptions des alignements.